Montréal Aviron 1976-2026 : célébrons 50 ans d’aviron olympique
- 1 sept 2026
Cinquante ans après les Jeux olympiques de Montréal 1976, la communauté d’aviron est de retour au Bassin olympique du Parc Jean-Drapeau pour célébrer un moment marquant de l’histoire du sport et les athlètes dont les histoires continuent à inspirer des générations de rameurs.
Les Jeux de 1976 occupent une place spéciale dans l’histoire de l’aviron : pour la toute première fois, les femmes pouvaient participer en aviron aux Jeux olympiques, marquant ainsi un tournant dans l’histoire du sport et ouvrant la porte pour les prochaines générations d’athlètes féminines qui avaient un rêve olympique. Cinquante ans plus tard, cet anniversaire offrait une occasion non seulement de célébrer celles qui ont marqué l’histoire, mais aussi de souligner leur impact durable dans le sport.
Les célébrations ont commencé avant même le rassemblement officiel de Montréal Aviron 1976-2026. Le 25 juillet, lors de la régate Tops & Bottoms à Kenora, la communauté d’aviron a eu l’occasion de surprendre l’olympienne de 1976 Sandi Kirby avec un événement spécial pour honorer sa carrière de rameuse.
La médaillée d’argent olympique de 2024 Abby Dent, native de Kenora, était également sur place pour cette célébration. En parlant de l’influence de Sandi sur l’aviron féminin, Abby dit :
« Sandi Kirby est une femme formidable et une réelle pionnière de l’aviron féminin. Elle n’a pas arrêté après ses débuts olympiques : elle s’est assurée que toutes les jeunes filles qui allaient venir après elle auraient une chance égale et équitable dans le sport. C’est grâce à Sandi et à des femmes comme elle que moi-même et de nombreuses autres athlètes avons eu la chance de participer aux compétitions. »
Ce moment a été un rappel important que l’importance de Montréal 1976 va bien au-delà des athlètes qui y ont participé. Les femmes qui ont participé à cette première lors des Jeux ont aidé à créer des opportunités pour les générations qui ont suivi et leur influence se ressent encore aujourd’hui.
Quelques jours plus tard, cet héritage se poursuivait à Montréal lorsque les rameurs sont retournés au Bassin olympique au parc Jean-Drapeau pour un événement anniversaire du 30 juillet au 1er août.
Organisé par l’Association Québécoise d’Aviron et Rowing Canada Aviron, l’événement commémoratif international a réuni des olympiens, des rameurs, des familles et des partisans de plusieurs générations et différentes nations.
L’un des moments les plus mémorables de la célébration a été une parade olympique dans le Bassin olympique, lors de laquelle des membres des équipes canadiennes masculines et féminines d’aviron de 1976 sont retournés ensemble sur l’eau.
Pour Guylaine Bernier, membre du quatre de couple féminin de 1976 et l’une des organisatrices de la célébration, la réunion visait à réunir les athlètes de façon à honorer leur histoire partagée et les amitiés qui perdurent depuis 50 ans.
« C’est de la joie pure. Tout le monde le ressent. C’est une réunion d’amis qui nous rassemble tous et souligne le bonheur de se retrouver. Nous voulions avoir quelque chose sur l’eau et dans un bateau, mais qui donne le temps à tous de se parler, de prendre des nouvelles, de se rappeler nos souvenirs et d’en créer des nouveaux. C’était l’idée derrière cette réunion en l’honneur du 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal. »
Pour les athlètes qui ont participé aux Jeux de Montréal 1976, le retour au Bassin olympique 50 ans plus tard a offert une puissante connexion entre le passé et le présent. Le même parcours qui autrefois représentait le point culminant d’années de sacrifices et d’entraînement est devenu un lieu pour retrouver des coéquipiers, partager des histoires et vivre le bonheur de ramer ensemble à nouveau.
Pour Carol Love, membre du huit féminin de 1976, la réunion représentait beaucoup plus qu’un retour sur leur lieu de compétition.
« C’était incroyable de se retrouver après 50 ans. C’est extraordinaire. Nous étions ici il y a 50 ans et plusieurs d’entre nous sont réunis, c’est incroyable de prendre des nouvelles de nos coéquipiers et de revoir tout le monde. Est-ce qu’on parle d’aviron? Eh bien, on parle de la vie. Nous sommes embarqués dans les bateaux, nous sommes allés sur l’eau, c’était vraiment plaisant. »
Susan Antoft, qui a fait partie du huit féminin en 1976 avant de participer aux Championnats du monde de 1977 et 1978 en deux de pointe, le passage du temps était difficile à croire.
« 50 ans!? Je ne me sens pas si vieille, mais d’un autre côté, c’est tellement merveilleux de voir que les relations sont toujours là, même si je n’ai pas vu certains d’entre eux depuis plusieurs dizaines d’années. Et quel plaisir d’aller sur l’eau! »
Michel Riendeau, barreur du deux de pointe masculin canadien aux Jeux de 1976, dit que la réunion a été une chance de retrouver de vieux amis et de revivre des moments qui vivent en lui depuis un demi-siècle.
« Je suis reconnaissant d’avoir tous ces souvenirs avec mes amis et nous sommes heureux de nous revoir après 50 ans. Nous avons échangé beaucoup de bons souvenirs et nous aimerions nous revoir! »
La parade des olympiens était bien plus qu’une célébration du passé. Elle était un rappel que l’héritage des Jeux olympiques vit dans ceux qui l’ont vécu et à travers les générations qu’ils continuent d’inspirer.
Les activités sur l’eau et ailleurs étaient une façon de réunir les générations et les nations par le biais de leur amour partagé de l’aviron et de célébrer les athlètes qui ont marqué l’histoire, les coéquipiers et les amis qui les ont soutenus et les générations d’athlètes qui ont fait avancer le sport.
Les moments olympiques ne durent de quelques minutes, mais laissent leur marque pour toute la vie.